Ôde d'un étage

Ôde d'un étage
Au palais une nouvelle proie éclabousse,
Le tronc doré fantastique est astiquer,
J'irise les jonquilles, je fane les femmes ,
J'apostrophe mon épitaphe quand la fin
veut fuir .

Aucun de tes cheveux ne te pendras,
Aucun des tous ne toussera qu'une fois,
Aucune fois, des violons, des méandres,

D'aimer entre les yeux,
Des méandres eurent les tiens,

Plus jamais ne m'oublieront que tes dents cariées
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 17 août 2009 07:12

Une douceur volcanique m'étreint l'estomac,

Un filament d'or et de plomb sur l'épiderme,

Là où le sang perd son sens c'est le terme,
D'une épopée tragique entre conscience et croix.

*

Le miroitement des pétales sur la pellicule aqueuse,

Un tas de fourmis dans la plaie fertile du c½ur,

Des rougeurs sous les yeux, ecchymose ou erreur,
Les coups des matraques, l'écho des matraqueuses.

*
Funambules des toitures osseuses-prostitués-étreintes,

A demi coucher sous le par-terre d'étoiles fumantes,

Une convulsion plus tard, dépouille trépassante .
le majeur levé une dernière fois pour nos empreintes.

# Posté le mardi 14 juillet 2009 10:00

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 11:57

Fragments de sommeil

 Fragments de sommeil

La place du mort se ceinture dans l'½il droit,
Tu es borne du gauche où tinte le glas,
Le rescapé subsiste en paix dans son globe,
Les nerfs sans fins se battent dans leurs robes,


***********************************************************


Cet homme vêtus d'une éponge de ferraille,
S'affaiblit sur l'étau et l'air qui le cisaille,
Sous sa cape métallique son rire rouille,
Il défile surplombant la pluie de douilles.

Sa chair s'avère n'être plus que pierre,
Qu'un univers distinct en dedans de sa mère,
Paralysie sommaire de l'enfant qui dort,
Entre ses couvertures il se voit déjà mort.


***********************************************************

Cet homme à moitié femme qui se rongeait,
Le ventre de l'intérieur, viscérales embuches,
C'est la clef de ses troubles qu'il vient chercher,
Plus bas, plus profondément, il s'épluche.

Langue empoignée par un gant de nul part,
Avant l'heure du trépas on lui coupe parole,
Sans révolte et sans cris il se laisse avoir,
Plus qu'une ombre ensoleillé, une auréole.

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 08:59

Modifié le lundi 17 août 2009 07:17

Pierre-François

Pierre-François

"Ci-git rêveur - de trop rêver - il a chu"

# Posté le mercredi 31 décembre 2008 17:42

Modifié le lundi 17 août 2009 07:08